Saturday, July 21, 2018

Animal Rights, a Form of Barbarism With a Smiley Face

Charles Danten




I argue that animal rights, along with no-kill shelters, unscientific vaccination, animal activism, and “medical training” of pets to lessen the stress of manipulations, for example, is one of the ways our society validates the use of animals as a commodity. 

Indeed, mankind is clever at finding ways to rationalize and put a smile on this and all self-serving, unnecessary, wasteful, cruel, and aggressive exploitations of those we metaphorically call our children. 

In a world of consumers, everything has a price, including peace of mind. 

While the emancipation of women and blacks makes sense, the same cannot be said about the emancipation of domesticated animals. From their cognitive perspective, emancipation within the status quo is meaningless. No domesticated animal will ever be free to exercise his rights. An emancipated domestic animal is by definition a contradiction in terms, an oxymoron. 

Lawyer Anne-Marie Bourgeois Sohm, lecturer at the Faculty of Law of Clermont-Ferrand, France, is clear that the need to give rights to domesticated animals is a false one:

Would this change [giving rights to animals] really make a difference in the animal condition? Would the end justify the problems caused by the change in our traditional legal structure? We must, alas, answer in the negative. The animal, the beneficiary of such rights, can never exercise them, it is his master, or a body authorized to do so in its place, which does so. However, in the present context, it is already the case. (1)
In the context of our legal systems, animals will always come last. We all know it is easier to write laws than to enforce them. Where will we get the resources to do so? Will we have a special animal brigade, the equivalent of the Miami vice squad? Come on. 

The best example is the multiplication of violent crimes in our society, or the persistence of behaviors contrary to the law, like drug usage, pedophilia, and prostitution, despite stricter laws, closer surveillance, and more and more severe punishments. The difficulty involved in getting people to treat animals decently is less surprising when we look at how people behave towards each other. 

Putting the focus on animal rights will serve only to make lawyers richer and animal activists more passionate.

Furthermore, by perpetuating the fallacies described in this blog, animal rights - and adoption for that matter - does more to nullify the wanted effect of saving animals and to amplify the dreaded effect of consumerism, with all its inseparable atrocities. The equivalent would be like paying a ransom to terrorists for a hostage; we don't do it because we know it just feeds the problem viciously. So we sacrifice a few for the common good. It makes a lot of sense.

The intention is undoubtedly sincere in a number of people who are truly concerned for good reasons by animal suffering, but it is legitimate to ask if this will to humanize animals is not diverted from its true purpose for business and ideological reasons in order to prevent any hindering to consumption and to impose on the public ideas and customs contrary to the laws of nature and common sense.

The industry and animal rights advocates, which are a kind of fifth column financed by private donors and the wealthy multinationals that control the market, are seeking, for example, to pass a bylaw that would prevent Quebec apartment building owners not only to prohibit pets, but to expel the owners of delinquent pets. 

Is this really out of goodness of the heart? There’s reason to doubt it, as no action to help animals where it really counts, at the root, is truly taken. For understandable reasons, from a commercial point of view, all the preventive and corrective measures taken are aimed at issues adversely affecting demand, consumerism, and serving at the same time to inflate sales of the many services offered by this commercial sector such as dog training, psychological assessments, etc. 

In other words, just as certain countries use human rights and democracy to invade and destroy countries that don't think or behave the required way or to impose by force on their citizens unpopular policies, such as massive immigration, multiculturalism, and globalization, animal rights and other animal activists use a humanistic and progressive rhetoric to silence all criticism and impose and defend practices and ideas that are not in the interest of the public, animals, and the environment.

Emancipation of domestic animals within the status quo may be meaningless, as explained above, but emancipation for animals in general would have meaning only if it referred to granting animals the right to live out their lives without interference or exploitation. 

This would mean the end of domestication and thus pets.

Bibliographie

Budiansky, Stephen (1998). If a lion could talk. The Free Press.
Bernardina, Sergio Dalla (2006). « Épilogue en forme de satire. Du commerce avec les bêtes chez les Terriens civilisés. » L’éloquence des bêtes. Métaillé.
Hoffer, Eric (1951). The true believer. Thoughts on the nature of masse movements. Harper and Row.
West, Patrick (2004). Conspicuous compassion. Why sometimes it’s really cruel to be kind. Civitas.

Reference

Anne-Marie Sohm-Bourgeois (1990). La personnification de l’animal: une tentation à repousserRecueil Dalloz Sirey, 7e Cahier. 

Thursday, July 19, 2018

Les chiens tueurs et les mondialistes

Charles Danten, ex vétérinaire




Signalons d’entrée de jeu la délirante affirmation de l’avocate propitbull, Anne-Marie Goldwater : « On utilise des mots péjoratifs pour identifier un certain sous-groupe de chiens qui ne forme pas une race. Tout comme les Noirs, les Latinos, les Arabes... ce ne sont pas des races. Il n’y a qu’une race, c’est la race des êtres humains. Il n’y a qu’une race, ça s’appelle des chiens : canis lupus familiaris. (1) »

Or, le chien est une sous-espèce domestiquée du loup, elle-même divisée en plus de 450 races ou variantes qui produisent des petits parfaitement conformes au phénotype de leurs géniteurs. Personne, en d’autres mots, n’a jamais vu un couple de terriers Staffordshire américains (pitbull pure race) produire une portée de caniches. 

La race chez les chiens, comme chez les humains d’ailleurs (2)(3), est une réalité indéniable et cette réalité ne se limite pas aux apparences, mais concerne aussi les comportements. 

L’inné et l’acquis


On dira : « il n’y a pas de mauvais chien, il n’y a que de mauvais maîtres. » Bill Bruce, par exemple, le rédacteur des règlements municipaux actuels sur les animaux de la ville de Calgary, est un adepte de cet adage fort répandu qui passe pour une vérité : « Nous pensons que l’agressivité canine est foncièrement un problème humain, et que, si nous réglons le problème à la source, le problème canin se résoudra de lui-même. (4) » 

C’est d’ailleurs cette solution que nos décideurs libéraux ont retenue : davantage de surveillance et l’obligation pour les propriétaires de garder leurs chiens en laisse, mais sans muselière. Autrement dit, ce n’est pas la peine de faire de la discrimination puisque tous les chiens se valent et que les races n’existent pas.

Or, l’inné joue un rôle important dans l’agressivité des chiens, même si l’acquis y fait également pour beaucoup (5). L’adage favori des propitbulls, un copier-coller de la théorie du bon sauvage de Jean Jacques Rousseau, est archi faux. Tous les chiens ne sont pas nés égaux. Les mauvais chiens existent. Tous les éleveurs sérieux vous le confirmeront ; en général, selon la race, ils choisissent dans une portée, dès la naissance ou peu de temps après, les plus dociles pour la compagnie ou les plus agressifs pour la garde. Les autres sont « jetés à la poubelle ».

Étymologie révélatrice


Ce qui ne veut pas dire que tous les pitbulls sont des tueurs potentiels. Un nombre indéterminé ne le sont pas (voir ci-dessous). Mais comme il n’existe pour le moment aucun test pour séparer le bon grain de l’ivraie, on serait bien mieux de les bannir complètement par mesure de précaution. Ces chiens qui servaient autrefois à combattre dans des fosses (pit) les taureaux (bull) ont un passé génétique très lourd, comme en fait foi l’étymologie de leur appellation. Ils ont été sélectionnés pendant des siècles pour leur agressivité et leur combativité. Ils sont en outre notoirement réputés pour l’imprévisibilité et la violence de leurs attaques.

Ces tueurs nés sont par ailleurs encore élevés en cachette pour leur agressivité par un certain nombre d’amateurs. De fait, même si les combats de chiens sont aujourd’hui interdits, ils existent toujours clandestinement, notamment dans les quartiers difficiles où la criminalité est répandue. Les moins performants sont vendus sur le marché ou pour la reproduction à des éleveurs légaux ou clandestins (usines à chiots) qui les reproduiront à des centaines d’exemplaires, sans aucun souci pour le comportement pourvu qu’ils soient plus ou moins conformes aux critères morphologiques de leur race. Les gens achètent ces docteur Jekill et M. Hyde sans se douter que dans leur gentil toutou peut se cacher un véritable monstre prêt à bondir à la première occasion.

Statistiques déficientes


En ce qui concerne les animaux du Québec, selon les conclusions du Comité de travail sur l’encadrement des chiens dangereux (CTECD), les statistiques sur les morsures de chiens sont actuellement un véritable trou noir pour les raisons suivantes : l’obligation d’enregistrer son chien est souvent inégale et incomplète puisqu’il n’est pas obligatoire de signaler la race de l’animal enregistré. En outre, les policiers, les médecins et les vétérinaires ne sont pas obligés de déclarer les morsures, sauf si la rage est soupçonnée. Ce qui n’arrange pas la situation, certains médias comme Radio-Canada refusent par ailleurs de nommer la race des délinquants canins pour ne pas faire de discrimination. Cette convention absurde est calquée sur l'interdiction chez les humains de faire un lien entre la race et le crime.

Or, sans savoir la population des races, le nombre de morsures de même que la race impliquée, il est impossible de calculer avec précision les races les plus dangereuses. Ces lacunes providentielles sont un frein substantiel à toute mesure de prévention efficace ; bien qu’elles soient bonnes pour les affaires, elles sont aussi dans les faits une fuite de responsabilité flagrante de même qu’un déni de la race et de l’importance des gènes dans le comportement. 

Le cas de Toronto


Heureusement, la situation est différente à Toronto où les données sont suffisamment étoffées pour faire la part des choses (voir le tableau ci-dessous). Est-ce pour cette raison que les quatre races les plus impliquées dans les morsures y sont bannies avec succès ? Évidemment !

Ville de Toronto, adapté d'une illustration de Eric Andrew-Gee et Joel Eastwood.
(3 octobre 2014). Pit bulls were Toronto's biggest biters, before the ban

On peut aussi se faire une bonne idée de la race des délinquants en consultant les revues scientifiques en médecine et en chirurgie. Depuis au moins les quarante dernières années les études épidémiologiques sérieuses – c’est-à-dire celles qui ne sont pas réalisées par les vétérinaires ou commanditées par les sociétés humanitaires et les associations propitbulls – sont unanimes : en Amérique du Nord, la majorité des morsures de chiens nécessitant une hospitalisation ou entraînant le décès sont infligées par des chiens de type pitbull (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15).

Ceux qui affirment que tous les chiens se valent prétendent que leurs idées sont étayées par la science. Or, rien n’est moins vrai. Aucune de leurs allégations n’est étayée scientifiquement. Elles s’appuient uniquement sur une autorité morale abusive. C’est d’ailleurs pour cette raison que ces personnes passent rapidement aux mensonges, aux insultes et à l’intimidation dès qu’on s’attaque à leurs convictions.

Conclusion


Malgré leur petit nombre comparé aux autres races beaucoup plus populaires comme le labrador, le golden retriever et le berger allemand, les pitbulls comptent parmi les chiens les plus dangereux et les plus fréquemment impliqués dans les morsures. Ce serait par conséquent une bonne chose de les museler et de les enlever en fade out de la circulation. 

Mais le problème des chiens mordeurs ne sera pas réglé pour autant, tant et aussi longtemps que les problèmes de fonds suivants ne seront pas réglés : la surconsommation en zone urbaine des animaux de compagnie, les fausses allégations de la zoothérapie qui sont le leitmotiv de cette surconsommation inédite, le biais des vétérinaires qui sont complices par intérêt, l’humanisation outrancière des animaux de même que les vœux pieux. 

La compilation de statistiques valides est capitale, car sans connaître la population des races, le nombre de morsures de même que la race impliquée, il est impossible de mettre en place des mesures de prévention efficace. Refuser dès lors comme Radio-Canada de nommer la race des délinquants soi-disant pour ne pas faire de discrimination raciale est criminel.

Pour bien faire, il faudrait aussi que nos élus libéraux arrêtent de croire que les races et les comportements sont des constructions sociales. C’est faux. Ils ont du mal à l’admettre, car toute leur politique mondialiste s’appuie sur ces fausses notions. En d’autres mots, nos décideurs refusent de protéger le public pour de vulgaires raisons idéologiques qui n’ont aucune prise sur la réalité. 

En définitive, la société doit choisir entre mentir pour des raisons financières et idéologiques et dire la vérité pour protéger le public.

Références

1. Thomas Gerbet (21 septembre 2016). L’avocate Anne-France Goldwater défend les pitbulls à Longueuil. Radio Canada.
2. Steven Pinker (2002). The Blank Slate. The Modern Denial of Human nature. Penguin Books.
3. Steven Pinker (2012). Fear of Race Realism and the Denial of Human Differences. Conférence sur YouTube.com (vidéo consultée le 19 novembre 2016).
4. Barbara Kay (11 août 2015). Pit bulls are disproportionally dangerous. Why is Calgary importing more of them? The National Post.
5. Mark Derr (6 février 2001). It Takes Training and Genes To Make a Mean Dog Mean. The New York Times.
6. Michael S. Golinko, MD, MA, Brian Arslanian, MD et Joseph K. Williams, MD, FAAP (2016). Characteristics of 1616 Consecutive Dog Bite Injuries at a Single Institution. Clinical Paediatrics. 
7. Mark A. Prendes et coll. (2016). Ocular Trauma From Dog Bites: Characterization, Associations, and Treatment Patterns at a Regional Level I Trauma Center Over 11 Years. Ophthal Plast Reconstr Surg: 32(4).
8. Garvey et coll. (2015). Morbidity of pediatric dog bites: A case series at level one pediatric trauma center. Journal ofPediatric Surgery: p. 50, pp. 343-346.
9. O’Brien et coll. (2015). Dog bites to the head and neck: an evaluation of a common pediatric trauma and associated treatment. Am. Journal of otolaryngology – head and neck medicine and surgery: p. 36, 32-38.
10. Prendes et coll. (2015). Ocular trauma from dog bites: Characterization, associations, and treatment patterns at a regional Level 1 trauma center over 11 years. Ophthalmic Plastic Reconstructive Surgery.
11. Bini, J.K., et.coll. (2011) Mortality, Mauling, and Maiming by Vicious Dogs. Annals of Surgery; 253 (4).
12. Ricky L. Langley (2009). Human Fatalities Resulting From Dog Attacks in the United States, 1979–2005. Wilderness & Environmental Medicine; 20 (1):19-25.
13. Jeffrey J. Sacks, MD et coll. (2000) Breeds of Dogs Involved in Fatal Human Attacks in the United States Between 1979 and 1998. Renters for Disease Control and Prevention.
14. J. J. Sacks, R. W. Sattin et S. E. Bonzo (1989). Dog Bite-Related Fatalities from 1979 through 1988. Journal of the American Medical Association; 262:1489-1492.
15. William G. Winkler (1977). Human Deaths Induced by Dog Bites, United States, 1974-75. Public Health Reports; 92 (5):425–429.