Thursday, September 20, 2018

Une explication à la popularité du chat

Cet article a été publié dans la revue Harfang (vol. 7, no. 1
octobre-novembre, 2018).

Dès lors, les médecins et les chirurgiens aiment les bulls mastiffs; les machos, les chiens de combat comme le pitbull, le rottweiler et le doberman ; les amoureux de la nature, genre Jack London, les malamutes, le husky et le samoyède; les dominateurs, le berger allemand ; et ceux qui rêvent de noblesse et d’élégance, les lévriers afghans et le caniche royal. Autant de clichés qui font le plaisir des psychologues, mais qui contiennent aussi une grande part de vérité.

Mais qu’en est-il du chat ? Qui l’aime ? Ou plutôt qui s’aime en lui ? Qui se reconnaît en lui ?

Depuis le 18e siècle, sa popularité n’a fait qu’augmenter au détriment de celle du chien au point d’être devenu aujourd’hui beaucoup plus populaire que ce dernier. C’est assez surprenant lorsqu’on sait qu’avant son changement de statut, le chat était un animal de fonction utilisé uniquement pour chasser la vermine et rien d’autre. Méprisé, martyrisé à la moindre occasion, on allait même jusqu’à enfermer dans un sac une douzaine de ces pauvres créatures pour les brûler vivant dans les feux de la Saint- Jean. Et c’est peu dire.

Mais qu’est-il donc arrivé ? Comment expliquer ce changement de cap radical ?

Les ethnologues et les sociologues se perdent en conjecture. Les plus pragmatiques d’entre eux attribuent sa popularité à sa taille beaucoup mieux adaptée à la vie urbaine ; il n’est pas non plus obligatoire de le sortir faire ses besoins et il coûte moins cher à nourrir qu’un chien. D’autres pensent que c’est parce qu’il est silencieux, indépendant et parfaitement à l’aise avec les conditions qui lui sont imposées ; il adore, et c’est sans doute sa plus grande qualité, se faire caresser par ses maîtres qui trouvent dans cet acte un réconfort certain ; son ronronnement a par ailleurs la capacité d’apaiser les âmes tourmentées. Bref, selon les sociologues le chat serait l’animal de compagnie parfait en raison des qualités énumérées ci-dessus.

Mais une autre explication à la popularité du chat est plausible. Il est en effet possible que dans une démocratie ou les valeurs droit-de-l’hommistes de liberté, égalité et fraternité sont à l’honneur, les amoureux des chats projettent ces qualités sur leur animal qui serait à leurs yeux une incarnation vivante, une potiche, de ce qu’ils sont ou voudraient être : des humanistes férus de liberté, d’égalité et de fraternité.

En d’autres mots, avec la démocratisation des pulsions amorcées à grande échelle au 18e siècle, dont la particularité consiste à remplacer le conditionnement au fouet par le conditionnement à la carotte, le chat devient de plus en plus populaire parce qu’il se prête bien par sa nature à la tyrannie dégriffée par l’affection sous forme de récompenses. C’est du moins l’impression qu’il donne a priori à ses maîtres.

Sa discrétion, son silence, sa propreté et sa taille facile à manipuler et à contrôler, son ronronnement, son amour des caresses, et les sociologues sur ces points-là ont parfaitement raison, font de lui un animal de compagnie idéal, du moins pour ce qui est des sujets les plus dociles, les autres étant généralement détruits en bas âge. Dans tout système démocratique, une sélection s’effectue, c’est normal, et les moins obéissants et dociles sont éliminés graduellement en cours de route.

Contrairement au chien, le chat n’a presque pas besoin d’être discipliné activement. Une fois dégriffé et stérilisé, il est pour ainsi dire pacifié. Il n’a pas non plus besoin d’être mis en laisse puisqu’en général, il ne sort presque jamais de ses appartements. À l’intérieur de son territoire, il est plus ou moins libre d’aller où bon lui semble. Certains chats ont même accès à l’extérieur.

Comme c’est le cas pour les hommes vivant en démocratie, cet animal est asservi avec un minimum apparent de force, donnant l’illusion à ses maîtres qui se reconnaissent en lui, de ne pas être dominé, d’être là librement, volontairement, de s’y complaire et de ne pas souffrir de sa condition, au point d’en redemander.

Un état d’être terriblement flatteur pour les maîtres qui peuvent exploiter en toute quiétude un être vivant sans heurter leurs convictions libertariennes et l’image d’humaniste qu’ils se font d’eux-mêmes.

Mais ne vous y trompez pas, le régime aux caresses et aux croquettes rendues ultra- appétissantes par les rehausseurs chimiques de la saveur, autrement dit le régime de la carotte qui prime dans les sociétés occidentales est beaucoup plus débilitant que l’on croit, a priori.

Pour les chats qui n’ont pas d’exutoire, qui n’ont aucun accès à l’extérieur, qui souffrent d’ennui et du manque d’exercice ; pour ceux qui n’ont pas l’occasion d’exercer leurs instincts de prédateur ; ceux qui ne peuvent pas chasser l’anxiété chronique suscitée par la dépendance affective que cette avalanche de caresses et de croquettes suscite dans des délais très courts, le drame est terrible.

Le régime exclusif à la carotte infantilise cet animal à un degré extrême. Chez le chat adulte, cet état larvaire se traduit par une variété ahurissante de comportements névrotiques comme le ronronnement chronique, les problèmes de propreté, l’obésité morbide, les maladies chroniques de la vessie et du colon, le tic à l’ours, l’alopécie et la polydipsie nerveuse, le léchage compulsif et l’automutilation.

Naturellement, comme on dit dans ces cas-là, toute ressemblance avec les humains est une pure coïncidence !

Peu de gens font le lien entre ces maladies et le régime de la carotte principalement par méconnaissance de l’éthologie féline, mais aussi parce que dans notre culture, la cruauté et la volonté de puissance sont en général dissociées du monde de l’affection et du plaisir. Pour ces raisons, le chat passe pour l’équivalent d’un libre- penseur parfaitement bien adapté à sa condition.

Il est devenu plus populaire que le chien parce que dans les vieilles démocraties, notamment au Japon où l’art de la domination passive a presque atteint la perfection, le régime de la carotte surpasse désormais en importance le régime du fouet que l’on associe davantage au chien.

Une démocratie arrivée à maturité se sert, en effet, presque exclusivement du plaisir comme moyen de contrôle des pulsions. Cela explique pourquoi le consumérisme est notoirement prépondérant dans une démocratie, une forme de dictature subliminale, un totalitarisme soft décrit avec précision par Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes :
La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude...
En fin de compte, c’est donc l’amour de leur propre servitude que les adorateurs du chat projettent dans leur animal fétiche favori.

Thursday, July 26, 2018

Censorship of my blog on Google and Twitter

Charles Danten, former veterinarian


Forest of the Dead at Katyn

I’ve known about censorship on Google and other internet platforms for a long time, but I never thought I would be the victim of it for my views on animals and other related subjects. 

It seems Google doesn’t want me to criticize the pet culture in any way shape or form. Do they have financial stakes in the pet business? Is someone paying them not to reference me? Or maybe they don't like my link between bolshevism and the pet culture? I don't know for sure why they are doing this, but they are doing it.

So Google doesn’t even reference my blog and any of the articles I have recently published. What you find on their search engine when you do a search of my name is old articles dating back to 2003, 2011 and 2012. 

They even have in the second place of the first page of a search, the only bad article about me and my work written by an old crazy cat lady who went ballistic when I wrote an article on Hitler’s love for animals. 

You can see this in the two screen shots below. 



The screenshot above of the first page of a search on DuckDuckGo lists my new book, my blog on the first page as well as an article recently published by Animals 24-7. 



While the screen shot above of the first page of a search on Google doesn’t list my blog or any of my recent articles. It doesn't even list the new version of my book published on Amazon. Most of the results listed go back to 1999 and end in 2012. The book in French listed in the first place is no longer in print. There's one recent reference from a vegan group, but that's it.

You can see in second place the bad article with the word "nazisme" in the header. This same article doesn’t appear anywhere in a search on DuckDuckGo or any other search platform for that matter. Why is it placed in second place? 

Same for Twitter, many of my tweets never reach their destination. 

So basically, I am shadow banned from the Internet and probably surveilled by a "commissar" of some sort. 

Free speech doesn’t exist anymore in our multicultural world which is supposed to enrich us. If you speak outside the box, you are just plainly ignored. Might as well shoot me in the back of the head if I can't speak freely. That's what censorship feels like symbolically.

And what will be the next step? When these bolsheviks at heart  gain enough power, will they come and get me at home and bring me to one of their killing fields where they will shoot me for real like they did during the Red terror in Russia in the 1920s and in Katyn

Given the right circonstances, we know what these people are capable of doing. Didn't they assassinate, torture, and starve to death more than 30 million people in communist Russia? Take a look at the following article if you think I'm exaggerating: Your Schoolbooks Lied to You: What Happened After the Bolshevik Revolution